Dimanche 29 janvier 2012
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Il ne reste du vieux manoir des sires d'Albret que l'aile gauche ou septentrionale.Il existe un plan en relief qui donne une idée exacte et complète des quatre corps dont se
composait autrefois cette demeure. Quatre grosses tours la flanquaient, chacune à l'un des angles extérieurs de ce vaste quadrilatère, sans compter les deux tours qui en défendaient le pont et
l'entrée du côté de la nouvelle ville, plus une tour placée à l'angle formé intérieurement par la jonction du corps oriental avec l'aile septentrionale, ainsi qu'un donjon adossé, du côté de la
cour, au centre de la façade intérieure de ce même corps oriental, et, enfin, une dernière tour, dans laquelle se trouvait un escalier en pierre, conduisant au pont jeté sur la Baïse, pour relier
le grand parc au château.
Epoque de construction : 14e siècle ; limite 15e siècle 16e siècle ; 1ère moitié 16e siècle ; 2e moitié 16e siècle ; milieu 19e
siècle
Historique : Une demeure seigneuriale, appartenant à Arsieu d'Olbion, est mentionnée en 1088 ; un château est tenu par Amanieu VI d'Albret
en 1259 ; l'édifice est reconstruit entre le 14e et la fin du 16e siècle, au moment de l'apogée de la famille d'Albret, sur un plan quadrangulaire :
aile ouest édifiée par Amanieu VII avant 1389 selon J.B. Marquette, aile nord
élevée par Alain le grand au tournant des 15e et 16e siècles, aile est construite peu après dans la 1ère moitié du 16e siècle, aile sud de la 2e moitié du 16e siècle ; des rénovations sont notées
dans les comptes au 16e et au début du 17e siècle, en 1584 notamment, sous le règne d'Henri III de Navarre ; la chambre de l'édit de Guyenne et la chambre des comptes y sont logées ; en 1783,
l'aile orientale est en ruines ; le château est démantelé sous la Révolution, seule reste l'aile nord ; monument historique depuis 1862 ; en 1867, la municipalité décide d'y installer l'hôtel de
ville.
Eugène Viollet-le-Duc dessine un projet de restauration avec construction d'un nouveau corps de bâtiment derrière l'aile existante, projet
non réalisé faute de financements ; en 1924, expropriation des occupants du château, démolition du bâti dans la cour, restauration de la charpente, de la couverture, de la façade et de
l'intérieur sous la direction de l'architecte Poutaraud ; restaurations plus ponctuelles sous la direction de Mastorakis, architecte en chef des monuments historiques, en 1968.
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Mérimée
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