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  • : La maison de Luther
  • : Le fil conducteur de ce blog est la restauration d'un hôtel particulier du XVII ème sur des bases médiévales. Je vous ferai découvrir aussi les châteaux de l'Albret et du Lot et Garonne, je vous parlerai de sauvegarde du Patrimoine et de l'histoire de Nérac à travers ses vieux quartiers, ses bâtiments, son architecture. Je vous souhaite une agréable visite
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De la cave au grenier

 

 

 

 



       

       

        

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:09

 

blason nérac soleil 

C'est en juillet 1306 que Raymond de Galard, abbé et premier évêque de Condom, fit cession à Amanieu VII, sire d'Albret, de la seigneurie de Nérac, en échange de certains avantages. ( A.N R2 99 )

En décembre 1310. le même Amanieu fit choix d'arbitres pour établir les droits respectifs du seigneur et des habitants de Nérac. L'article 22 portait que le seigneur donnait à la ville et à la seigneurie de Nérac un sceau qui portait d'un côté l'image d'un évêque tenant une crosse dans la main gauche, et, d'autre part, un homme à cheval avec un bouclier suspendu à son cou. C'était en somme l'union du spirituel et du temporel. L'article rappelait en outre, que l'usage de ce sceau serait gratuit et qu'il ne serait appliqué qu'aux actes de justice et à tous autres intéressant la communauté et émané du seigneur (B.N. 4. LK7 25592). On ne sait toujours pas jusqu'à quelle époque il fut fait usage de ce sceau, mais on est porté à croire que Jehanne d'Albret, passée au protestantisme le 25 décembre 1560, ne pouvait que négliger le sceau de sa ville où figurait un évêque et qu'elle entendit le remplacer par un autre à la mesure des croyances de la population. En effet, en juin 1559, Calvin fondait l'Académie de Genève dont l'emblème était le soleil. Cette année-là, venant de Genève, deux ministres se fixaient à Nérac : Gilles Dubroqua et Jehan Graignon. L'année suivante, de Genève encore, venait un troisième ministre : Baptiste du Chastelet.

Dès lors la ville, bien soutenue par la Reine, ses trois ministres et la presque totalité des habitants, s'affranchit de toute ingérence catholique, et c'est sans doute de cette époque que date le méreau au soleil de Genève reproduit sur le sceau de la ville.

En 1666, M. Dunoyer avait fait une déclaration formelle sur l'origine du soleil utilisé dans la décoration. M. Troishenrys, mandaté par l'évêché, l'attribuait aux armes de la ville. On est étonné que la révélation inattendue de Dunoyer n'ait pas engagé son contradicteur à supprimer cette similitude en faisant modifier immédiatement les armes de Nérac.

En 1654 et en 1656, le sieur Ducasse, garde des archives de la ville, tenu à l'expédition des actes, avait soin de mentionner au bas des pièces : « ...pour la plus grande validité, scellé du sceau de la ville » (A.N. R2 110).

blason nérac002Ce sceau, dont voici le fac-similé, est la reproduction fidèle du méreau. Il est plaqué sous papier, d'une largeur totale de 3 centimètres, et consiste en un soleil rayonnant dont le centre, un peu détruit, offre un cercle au milieu duquel devait se trouver un monogramme. Autour du soleil, sur un bandeau distinct, on lit :

Christus noster sol justitse

De nature essentiellement religieux, il n'a donc rien de municipal puisqu'il ne porte ni le nom de la ville ni la lettre classique S (sigillum).

Les Néracais tinrent à leur soleil qui fut souvent reproduit. Ainsi, en 1679, les Doctrinaires visaient dans un mémoire, le consul Pierre David qui avait fait confectionner cinq drapeaux « à l'un desquels il a fait mettre les armes du Consistoire » et qu'il utilisait aux funérailles des réformés.

Il y a mieux encore. Pour se conformer aux prescriptions de l'édit donné à Versailles en novembre 1696, touchant la déclaration des armoiries, la Jurade de Nérac, composée d'imparfaits convertis, voulut assurer la pérennité de son méreau en faisant enregistrer par les commis de d'Hozier :

«  D'azur à un soleil dont on ne voit que les rayons, le corps estant couvert d'un tourteau de gueules chargé d'un nom de Jésus à l'antique d'or. Le tout enfermé dans une orle d'argent sur laquelle sont escrits en lettres capitales de sable ces quatre mots : Christus noster sol justiciae »(D'Hozier, registre de Guienne, Condom. Etat présenté le 8 février 1698).

blason nérac003

 Le méreau du Consistoire de Nérac et armes de la ville XVI ème siècle

 

Sources:

Archives nationale

Bibliothèque nationale de France

Revue de l'Agenais 

 

 

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commentaires

(Clovis Simard,phD) 02/01/2011 16:16


Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-18, THÉOREME de GIOTTO.

L'ÉPOQUE DES GRANDS MAÎTRES ITALIENS et LES MATHS?

Cordialement

Clovis Simard


Le Chevalier Dauphinois 30/11/2010 06:51


Les armoiries avec un soleil sont rares il me semble (bien que je ne sois pas connaisseur dans cette science). Souvent il y a un animal ou un château ou un écu.
Voila une originalité qu'il fallait montrer.


Luther47 30/11/2010 18:42



Un peu de soleil en cette période hivernale ça fait du bien...