Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : La maison de Luther
  • : Le fil conducteur de ce blog est la restauration d'un hôtel particulier du XVII ème sur des bases médiévales. Je vous ferai découvrir aussi les châteaux de l'Albret et du Lot et Garonne, je vous parlerai de sauvegarde du Patrimoine et de l'histoire de Nérac à travers ses vieux quartiers, ses bâtiments, son architecture. Je vous souhaite une agréable visite
  • Contact

De la cave au grenier

 

 

 

 



       

       

        

Archives

15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 20:55





Vieilles pierres cherchent Mécénes !
 

       Les services de l’Etat, Conseil général, Fondation du Patrimoine, CAUE, CCI, Fédération du bâtiment et Capeb, lancent une campagne d’information.

Il s’agit de l’organisation d’un concours ( appel à projets ) ouvert aux associations, aux collectivités locales et aux particuliers. Les projets retenus feront l’objet d’une campagne ( communication, édition de plaquettes … ) pour rechercher des mécènes potentiels!

   Bonne ou mauvaise nouvelle?

Serait-se un coup d’épée dans l’eau et une campagne de plus, à grand renfort de communication et de plaquettes sur papier glacé en quadrichromie et par conséquent fort onéreuse … c’est avant tout, l’aveu d’une politique de désengagement concernant notre patrimoine architectural de la part de l’état et des collectivités locales, non ?

Soyons bon prince et ne faisons pas de « mauvais esprit » j‘espère sincèrement que cette initiative rencontre un vif succès auprès des porteurs de projets et surtout auprès des « mécènes locaux » éventuels.

Il est à signaler que la campagne qui vient d’être lancée par la préfecture de Lot-et-Garonne et le conseil général est une première en France en ce qui concerne le mécénat culturel en matière de patrimoine.

Le mécénat privé peut-être un bien, et ça marche déjà, l'exemple en la matière, même s'il n'est évidemment pas comparable avec le patrimoine lot et garonnais, c'est la rénovation de la Galeries des Glaces du château de Versailles par Vinci.

La déclaration du Préfet Lionel Beffre.
« Les besoins en travaux d’entretien et de rénovation du patrimoine existant sont colossaux en rapport des moyens dont nous disposons, qui se chiffrent à quelques dizaines de milliers d’euros par an. À titre de comparaison, la rénovation des remparts effondrés de Puymirol a déjà coûté 150 000 € en 2008. 25 m ont été restaurés sur quelque 1,8 km… Or depuis la loi d’août 2003 sur le mécénat culturel, les entreprises peuvent faire œuvre de philanthropie : en contrepartie, elles peuvent voir apposer leur logo sur la réalisation, figurer en bonne place sur les supports de communication y afférant et surtout recevoir, en réduction d’impôt, jusqu’à 60 % de la somme ainsi donnée. Si les entreprises ne se sont pas manifestées concernant notre patrimoine culturel c’est aussi parce que, jusqu’à présent, aucun projet ne leur a été présenté »….

   La communication du Conseil Général sur ce projet a été lancée: ( déclaration solennelle) Lavoirs, vitraux, beaux jardins, remparts… le patrimoine lot-et-garonnais comporte de nombreuses richesses patrimoniales de proximité auxquelles s’attachent une culture, une histoire et un savoir-faire. Sa préservation permet la conservation de ces valeurs et leur transmission aux générations futures. C’est dans cette optique que les structures œuvrant à la sauvegarde de ce patrimoine (services de l’Etat, Conseil général, Fondation du Patrimoine, CAUE, CCI, Fédération du bâtiment et Capeb) se sont associées au projet « Patrimoine de Lot-et-Garonne cherche mécène ».
En fait, il s’agit d’un appel à projets ouvert aux associations, aux collectivités locales et aux particuliers. Ils doivent prendre en photo un élément du patrimoine et indiquer par un argumentaire les raisons qui prévalent à sa sauvegarde. Un jury sélectionnera les dossiers en fonction de l’esthétique du patrimoine, de son caractère historique et sociologique et de la qualité du projet. Les financeurs potentiels (mécènes) recevront une plaquette présentant les actions retenues. L’identité de leur entreprise/association sera associée à l’opération de restauration et ils pourront bénéficier d’une défiscalisation des sommes versées.

   7 sections sont ouvertes : patrimoine monumental ; patrimoine urbain ; patrimoine bâti de proximité ; patrimoine religieux ; objets mobiliers ; éléments architecturaux sur chemin de Saint-Jacques ; jardins remarquables. 5 projets par section seront retenus, donc au total 35 projets seront potentiellement « mécénables »

 

   Un dernier mot, étant comme tout un chacun, un gros égoïste, je voudrais émettre un souhait, concernant cette bonne petite ville qui se situe en Albret, dans le Lot-et-Garonne, et qui a pour nom Nérac. J’espère que peut-être à travers un projet de quartier ou autres, plusieurs initiatives, privées et institutionnelles arriveront par des rencontres et débats à une concertation afin d’éviter une hétérogénéité des projets et ainsi fédérer un projet global ambitieux pour la ville … «  vœu pieu !!! »

Qu’attentez-vous, tous à vos appareils photos et bons projets.


Dossier de candidature en ligne :

http://www.cg47.org/gestion/upload/1781_dossier_candidature.pdf


  Gildas

Partager cet article
Repost0
14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:24

 

 

   Pas content, pas content, pas content …

   Il existe un SDAP ( service départemental de l'architecture et du patrimoine) dans chaque département, installé au chef-lieu et placé sous l'autorité du préfet.

Les SDAP interviennent à de nombreux niveaux de notre cadre de vie : de la cathédrale dont ils effectuent l'entretien à la maison de bourg dont les propriétaires souhaitent modifier la façade ou au projet de construction neuve située à proximité d'un édifice protégé ; des ensembles urbains aux bourgs ruraux ; du bâti au paysage. À un bout de la chaîne, le SDAP conseille, oriente les politiques d'aménagement et prend part à l'élaboration des documents d'urbanisme. À l'autre bout, il règle des cas concrets sur le terrain. Abords des monuments historiques

Protéger la relation entre un édifice et son environnement consiste, selon les cas, à veiller à la qualité des interventions ( façades, toitures, matériaux ), à prendre soin du traitement des sols, du mobilier urbain et de l'éclairage, voire à prohiber toute construction nouvelle aux abords du monument.
Les monuments sont indissociables de l'espace qui les entoure : toute modification sur celui-ci rejaillit sur la perception et donc la conservation de ceux-là. Aussi la loi impose-t-elle un droit de regard sur toute intervention envisagée à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques. Depuis la loi du 13 décembre 2000 dite " Solidarité et renouvellement urbain " (SRU), le périmètre de 500 mètres peut être adapté aux réalités topographiques et patrimoniales, sur proposition de l'ABF ( L'Architecte des Bâtiments de France), après accord de la commune et enquête publique, dans le cadre de l'élaboration ou de la révision du PLU. Près de 40 000 immeubles sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Les périmètres de protection qui les entourent couvrent au total près de 3 millions d'hectares. 

    Concrètement quand est-il sur le terrain ?

De visu, il y a comme un grain de sable dans la machine. Entre les déclarations solennelles, la bonne fois affichée de tous les acteurs institutionnels et autres, les mesures prises, décrets, lois et mise en place de « nouveaux plans », comment ce fait-il; alors, que l’on puisse encore aujourd’hui, voir des propriétaires privés ou institutionnels, bafouer de la sorte notre patrimoine architectural. Grand mystère…

Pour commenter mon « étonnement », un petit exemple : 

Une maison dans une rue étroite ( rue des Conférences à Nérac ), vieilles portes, fenêtre à simple meneau au 1er étage, petites ouvertures en pierre de taille etc…
Regardez les photos de la maison après les travaux, cette dernière se situe à 2 mètres d’un bâtiment protégé remarquable !!! Maison des conférences

 

 



Vitrine, rideaux roulant en extérieurs, pilier fait avec des boisseau en fausse pierre ( du genre portail de pavillonnaire )


Au premier étage le meneau simple a été comblé avec de la brique …sans commentaire !

 

Je vous encourage à prendre des photos des anciens bâtiments encore dans « le jus » qui se trouvent dans votre quartier on ne sait jamais, un jour peut-être… ça pourra servir !

 

Pour toutes réclamations vous pouvez toujours essayer de contacter votre mairie, votre Préfet ou encore, les services départementaux de l'architecture et du patrimoine (SDAP)


                                                                  illustration et texte Gildas


Partager cet article
Repost0
16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 21:30



           

 

   Ce qui fait la spécificité architecturale dun pays, dune région,
d
une commune, cest avant tout son « petit patrimoine architectural » .

Quantitativement ce patrimoine est très important, tout du moins ce quil en reste, après les grandes purges du XIXème siècle… Les réalignements de rues, réhabilitations de quartiers, voire certaines structures touristiques, contribuent à la disparition programmée de l’identité architecturale de nos communes.
On le sait bien, ce sont les propriétaires privés qui détiennent en majorité ce « petit patrimoine architectural ». Dans le meilleur des cas un propriétaire privé se verra attribuer de par la région et sa commune une subvention maximale de 20% du montant global hors taxes des travaux pour la réfection de façades visibles à partir de la voix publique. Les travaux d’électricité, de chauffage, de sauvegarde à l’intérieur des bâtiments ne sont pas subventionnés.
D’où l’indigence dans lequel se trouvent certains de nos bâtiments.

Sans entretien, ils se dégradent très vite. Les propriétaires les abandonnent, difficiles à aménager ou à grands frais et par conséquent pas assez rentables voire déficitaires, ils se retrouvent irrémédiablement condamnés. Ce sera la ruine pour ce patrimoine mais aussi pour nos régions et communes qui profitent; pour combien de temps encore de la « manne » du tourisme vert?

Ne faudrait-il pas favoriser une réflexion entre les différents partenaires

( propriétaire privé et les structures institutionnelles des communes, régions et ministères).

Simplifier les démarches administratives en regroupant les différents acteurs institutionnels sous une même bannière ( suivi et coordination des projets par l’un des acteurs institutionnels en mettant en place une structure spécifique à cette problématique.).

A ce jour ces démarches s’apparentent à un chemin de croix.

Combien de bâtiments chers à notre identité Régionale et Européenne seront épargnés en ayant la chance de trouver une personne assez téméraire et de surcroît totalement insensée, pour partir en croisade contre des moulins à vent

                                                                                                          Gildas


A tous les passionnés du patrimoine, je vous recommande ce blog très actif
de Benoît de Sagazan, qui œuvre et contribue par ses articles de fond de grande qualité, son suivi de l’actualité et de l’agenda patrimonial, à défendre notre si beau et si cher Patrimoine:

Benoît de Sagazan: http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/

Partager cet article
Repost0